La Chienlit

Série insurrectionnelle en 4 épisodes*

 

la-chienlit-189Un espace périurbain aux confins d’une grande métropole.

Depuis trois semaines, les ordures ne sont plus ramassées. Ce serait une grève.

Au milieu du chaos généré par les montagnes de déchets, les habitants des environs se lancent dans une guerre conviviale, de proximité et génératrice d’emplois.

C’est l’histoire d’un élu local, d’une équipe d’éboueur, et d’habitants d’un écoquartier. Des gens, qui vivent dans ces villes qu’ont laissé le XXeme siècle, ces espaces intermédiaires, sans limites, sans Histoire, démesurés. Des espaces auxquels ils ont fini par ressembler. C’est la chronique d’un grand dérèglement, où toute une population ne sachant que faire de sa liberté va laisser parler ses instincts les plus profonds, comme si le chaos ambiant avait libéré en elle une force primitive, inexpugnable, et peut-être source de renouveau.

* La chienlit est une série théâtrale en quatre épisodes, racontée par douze comédiens. Chaque épisode, rapportant un point de vu particulier sur les événements, peut être vu indépendamment des autres.

Note d’intention

Pour un occidental, la guerre est une abstraction. Ce sont les images de pays lointains au journal de vingt heures, un chapitre de manuel d’histoire… Sur ce continent, on a fermé les champs de bataille depuis un moment, mais en a-t-on finit avec la guerre ?

Regardons notre cinéma, nos divertissements, leur fascination pour la violence. Écoutons nous parler d’économie, de justice, d’éducation. Il est sans arrêt question de concurrence, de conquête, de course à l’excellence. L’ennemi n’est plus aux frontières, il est partout autour de nous, il est en nous. On ne manque jamais de nous le rappeler, il faut changer, s’adapter. Est-ce un hasard si notre époque a inventé la communication non violente, la PNL ? Les rayons des librairies consacrés au bien être et à l’épanouissement individuel, c’est à dire à faire la paix, ont dépassé en volume ceux consacrés à la philosophie, comme si nous étions hanté par l’esprit de la guerre, comme si la guerre s’était finalement échappée des champs de bataille pour se répandre partout dans la société.

La chienlit est un feuilleton qui se propose de renouer avec une certaine tradition épique du théâtre. C’est l’histoire d’une ville racontée par un collectif de douze comédiens, qui sans décors ni accessoires racontent, jouent et commentent en chœur le destins de ces gens voués à la démesure.

On suit dans chaque épisode, tout au long du feuilleton, trois groupes dont les destins se croisent à la faveur de la crise : les éboueurs grévistes, le cabinet du maire, et les habitants d’un écoquartier.

Ecriture et mise en scène: Alexandre Markoff
Avec André Antébi, Diane Bonnot, Jacques Bourgaux, Jérémy Buis, Juliette Chaigneaux, Ivan Cori, Sébastien Delpy, Nicolas Di Mambro, Matthieu Fayette, Sophie de Furst, Sylvain Tempier, Aline Vaudan.

Episode 1 Votez Poupon
La grève vue d’une résidence : Paul Poupon n’avait rien demandé à personne. Il est professeur d’Histoire au collège voisin et habite une résidence devant laquelle les ordures s’accumulent. Un soir, on sonne à sa porte. Des voisins ont pensé qu’il était important de se réunir, parce que ça ne peut plus durer, les ordures, les odeurs, les cafards, il faut faire quelque chose. Pourquoi pas, Paul n’est pas contre. Ce qu’il ne comprend pas c’est pourquoi, et surtout qui a décidé d’organiser cette réunion chez lui.

Episode 2 L’imagination au pouvoir
Genèse de la grève : Lambert est un garçon qui n’a pas eu une enfance facile. En découvrant son histoire, on se prend à penser que la chance existe, que certain en ont et que d’autre n’en ont pas. Mais on peut aussi se demander si cette absence permanente de chance, cette faculté à systématiquement attirer sur lui l’attention et se retrouver dans le pétrin, ne représente pas finalement  une opportunité, une forme de talent. Un talent dont un jour il apprendra à se servir.

Episode 3 La Force tranquille
La grève du côté des autorités : Juliette Vivaldi commence un stage à la mairie, quelques jours après le début de la grève. Elle sait qu’une crise, en politique, n’est pas forcément une mauvaise affaire pour qui est jeune et croit en son avenir. Elle apprendra beaucoup en observant Robert Decaux, le maire de la ville, qui termine son cinquième mandat, et qui s’apprête, au milieu des ordures, à demander une fois de plus le suffrage de ses administrés.

Episode 4 Enterre moi partout
Conclusion et épilogue : Où Paul Poupon accompli les dernières volontés de Robert Decaux, où Lambert obtient finalement réparation des souffrances que cette ville lui a infligé, et où Juliette Vivaldi parvient à faire signer sa convention de stage.

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La presse en parle

TF1 – Au fil de la nuit – Catégorie « Coup de projecteur »
« Alexandre Markoff est un auteur de Théâtre qui réfléchit, qui se pose des questions, qui est dans son temps […] et qui travaille avec un collectif » Salomé Lelouch

RFI – Danse des Mots
«La pièce en tout cas se présente aussi comme une interrogation sur le langage : à travers les formules toutes faites, faites pour agresser, pour se défendre, pour gagner du temps, ou pour se pousser du col, c’est toute une image de la parole et de son usage dans une certaine société, dans une certaine situation, qui est montrée du doigt.» Yvan Amar
http://www.rfi.fr/emission/20151123-chienlit

Criticomique
« Les dialogues, fluides, rebondissent et s’entrechoquent […] Toujours aussi addictif, ce feuilleton théâtral continue à nous emmener où il veut, par sa seule puissance narrative et sa mise en scène astucieuse» Julien Barret

Toute la culture
« un feuilleton en cinq épisodes dont le premier, (est) à la fois étonnant et réjouissant […] Cette Chienlit, s’étale sur plusieurs dates et promet beaucoup, tant par l’écriture que par la performance de la troupe. » Franck Jacquet

Un fauteuil pour l’orchestre
« La petite troupe déploie un talent particulier pour peindre les charmes et les ridicules de ces militants en herbe […] Ce premier épisode s’avère très agréable à regarder, et donne envie de revenir pour les 4 épisodes suivants. » Florent Mirandole

Théâtre du blog
« Ce collectif a pris  avec courage un beau risque théâtral et nous aura mis en haleine. Le public jeune et nombreux a longuement applaudi les douze comédiens » Julien Barsan