Batman VS Robespierre

course poursuite tragico-burlesque

 

 

C’est l’histoire de Jean-Claude Barbès, un type bien, en tout cas, qui n’a jamais rien fait de mal, en tout cas, qui ne mérite pas la moitié de tout ce qui va lui arriver. Il a une femme, un fils, un appartement, un banquier, un emploi, des repas en famille avec son beau-frère le samedi, tout va bien. Comment va-t-il se retrouver à la fin de l’histoire en caleçon dans la rue ? Pourquoi sera-t-il poursuivi par la ville toute entière ? Est-ce que quelqu’un finira par venir le sauver ? Vous le saurez en assistant à une représentation de Batman Contre Robespierre, spectacle tout public à caractère tragico-burlesque.

La presse en parle

TELERAMA
Comédie trépidante. Face à quatre comédiens, d’une énergie débordante et sans faille, la seule arme est le rire. Irrésistible.
CHARLIE HEBDO
Le rire claque parfois comme un fouet. Le passage du texte de la rue à la salle est réussi, accélérant les rythmes, amplifiant un humour noir percutant. Un réveille-méninges efficace d’un auteur coutumier d’une écriture théâtrale engagée, usant d’un regard affûté au cutter sur nos dérives actuelles. 
FIGAROSCOPE
Alexandre Markoff écrit en dehors des sentiers battus. Et il a du talent. L’écriture hachée et la mise en scène extérieure et distancée créent un rythme qui ne se dément pas. Le vrai plaisir vient de la troupe de comédiens. Ils s’amusent comme des fous et nous font vraiment partager leur plaisir.  
OUEST FRANCE
Le public rit de ces situations absurdes, de ces dialogues cinglants, acerbes. Batman contre Robespierre a fait l’unanimité auprès du public. 
LE TELEGRAMME
Le rire est de mise, la tension est palpable, le rythme est effréné. Une performance de la part des acteurs. 
LE JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE
Impitoyablement drôle […] A mille à l’heure, le texte d’Alexandre Markoff enchaîne les situations improbables et les dialogues cinglants. […] avec seulement quatre comédiens, et un décor minimaliste, il arrive à créer des effets de répétitions, des loops totalement délirants que n’auraient pas reniés les caustiques Monthy Python.
NOUVELLE VIE OUVRIERE
Quatre comédiens pleins d’énergie qui servent dans un rythme effréné le texte d’Alexandre Markoff, sacrément musclé. […] la loufoquerie règne et le comique de répétition fonctionne à merveille. Ce n’est pas tous les jours qu’on rit devant tant de malheurs, profitons-en !
MAGAZINE DU SNES
Alexandre Markoff, auteur et metteur en scène, a fait de cette histoire une comédie qui fonce à cent à l’heure en misant sur l’énergie de quatre jeunes comédiens. C’est drôle et acide. Les quatre comédiens nous emmènent dans une course effrénée, au propre comme au figuré ! Proches du public dans la salle des Déchargeurs, ils cherchent en lui un complice doté d’esprit critique. On en sort regonflé et c’est bien !
 FROGGY’S DELIGHT
Naviguant entre burlesque et pantomime, ce spectacle de rue qui a migré vers la scène en a gardé l’énergie de bateleur qui anime ses interprètes.
TOUTELACULTURE
Une mise en scène burlesque de la pièce d’Alexandre Markoff dont l’énergie folle et drôle vaut le détour. Ce vide que Markoff nous fait entendre par la répétition, dans des scènes délirantes au rythme effréné, est rendu de manière particulièrement réussie par les quatre comédiens au jeu d’acteur accompli.
REG’ARTS
Le texte incisif, corrosif, provoque le choc caricatural d’un face à face poignant de réalité. 
CRITICOMIC
Le Grand Colossal Théâtre mène une des expériences théâtrales les plus intéressantes du moment. L’énergie de la troupe et les astuces de mise en scène créent un spectacle à flux tendu, vif, drôle, rythmé et surtout très contemporain
NONFICTION.FR
Une énergie incroyable qui nous ébouriffe joyeusement le cerveau. L’écriture et la mise en scène travaillent les moindres ressources de jeu. Les comédiens jouent avec une telle justesse de l’accumulation ou de la répétition.

Note d’intention

Batman contre Robespierre, raconte la chute d’un homme. Un homme qui possède tout et qui, comme Job, va tout perdre sans comprendre pourquoi. Les raisons de sa chute n’ont en apparence aucune rationalité, elles semblent injustes et arbitraires. Pourtant, en y regardant de plus près on voit autour de cet homme un peuple divisé, qui ne croit plus en l’action collective, résigné, que la publicité, la télévision, le cinéma ont fini par convaincre que seul un justicier solitaire pouvait encore quelque chose pour lui. Derrière la figure de Batman se dessine le portrait fantasmé de l’homme occidental d’aujourd’hui : Batman est l’héritier d’un empire, Batman s’en remet à la technologie, Batman agit seul. Chez lui, le peuple est un agrégat inquiétant d’individus, seuls comme lui, en proie à des passions brutales, incontrôlables. Le peuple est une foule dangereuse et influençable qu’il faut protéger d’elle-même. Batman agit au nom de la justice, mais d’une justice d’en haut, d’un droit naturel qui échapperait au contrôle de la cité. Batman croit au destin et en la prédestination. Il incarne le triomphe de valeurs conservatrices. Dans ses films et dans le cinéma grand public en général, dans l’idéologie véhiculée par la culture de masse, il règne un parfum de désaffection, et de cynisme qui profite aux plus riches.

Face à Batman, se lève du fond de notre histoire une figure aujourd’hui décriée, universellement vouée aux gémonies, et rendue savamment inaudible par l’historiographie contemporaine : Robespierre. On l’appelait l’Incorruptible et notre époque, qui ne jure que par la liberté, regarde son œuvre avec un mélange de honte et de frayeur. Il avait dit avant de mourir, face à ses bourreaux : « Peuple, souviens toi que si dans la République la justice ne règne pas de façon absolue, et si ce mot ne signifie pas l’amour de l’égalité et de la patrie, la liberté n’est qu’un vain nom. » Batman contre Robespierre raconte le combat invisible de ces deux figures dans nos vies quotidiennes. Au-delà du portrait d’une ville et de ses habitants, nous voulons parler de l’idéologie dominante aujourd’hui, de sa capacité à se dissimuler sous le masque du divertissement, pour assiéger nos consciences. Nous voulons offrir le moyen de la comprendre et peut-être, en la mettant en scène, en lui donnant un nom, nous doter d’outils pour ne plus la subir.

Mise en scène

Nous voulons un théâtre sans autres artifices que ceux portés par les acteurs, un théâtre d’intervention capable de se produire n’importe où. Aucun décors, aucun costume, trois chaises seulement et des acteurs qui racontent l’histoire autant qu’ils la jouent. Avec Batman Contre Robespierre, nous cherchons à investir l’imagination du public, à nous concentrer sur l’essentiel, l’acteur. Sans décors ni accessoires, chaque geste, chaque déplacement sur un plateau nu, est comme amplifié, se charge de sens. Quand l’acteur prend à sa charge le décors et la narration, il créé une convention, un lien de connivence avec le public. C’est aussi un moyen de ne pas le laisser sur le bord du chemin et constamment solliciter son sens critique.

 

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